Brevo et Mailchimp sont les deux noms qui reviennent quand une PME ou un indépendant cherche un logiciel d’emailing sérieux : leur logique de facturation n’a rien à voir, et c’est exactement ce qui départage les deux. Si votre base dépasse 2 000 contacts et que vous envoyez moins d’une fois par semaine, Brevo (l’ex-Sendinblue) coûte structurellement 40 à 70 % de moins, avec données hébergées dans l’UE ; Mailchimp ne reprend l’avantage que sur l’e-commerce prédictif avancé et la profondeur d’intégrations. La conformité RGPD finit souvent de trancher en faveur du français.
La suite chiffre le tarif selon le volume d’envois, puis passe l’automation, la délivrabilité, le RGPD et le support au crible.
- Brevo et Mailchimp en un coup d’œil
- Brevo ou Sendinblue : c’est le même outil
- Brevo ou Mailchimp : le coût réel selon le volume
- Ce que Brevo et Mailchimp font le mieux
- Au quotidien : l’ergonomie qui sépare les deux
- Les angles morts de chaque outil
- RGPD et souveraineté : l’écart qui pèse
- Le support, selon votre langue
- Migrer de Mailchimp vers Brevo, concrètement
- Quel outil pour votre profil ?
- Notre verdict
- Questions fréquentes
Brevo et Mailchimp en un coup d’œil
| Critère | Brevo | Mailchimp |
|---|---|---|
| Modèle de prix | À l’envoi (emails par mois) | Au contact (liste) |
| Plan gratuit | 9 000 emails par mois, contacts illimités | 250 contacts, 500 emails par mois |
| Automation en gratuit | Oui | Non (supprimé en 2025) |
| Hébergement des données | Union européenne | États-Unis |
| Interface en français | Oui, complète | Partielle |
| SMS / WhatsApp natif | Oui | Non (add-on US uniquement) |
| Contacts désabonnés facturés | Non | Oui |
| Intégrations natives | ~70 | 300+ |
| Emails transactionnels inclus | Oui | Non (module payant séparé) |
Pour le détail des plans et des fonctionnalités, voir la fiche Brevo sur Eurosaas. Pour élargir la comparaison, notre sélection des alternatives européennes à Mailchimp recense les autres acteurs du marché.
Brevo ou Sendinblue : c’est le même outil
Si vous cherchez « Sendinblue vs Mailchimp », sachez que Sendinblue n’existe plus sous ce nom : la plateforme française a été rebaptisée Brevo en mai 2023. Même éditeur, même produit, mêmes données hébergées en Europe ; seul le nom a changé. Les comparatifs « Sendinblue contre Mailchimp » publiés avant 2023 restent donc d’actualité, à condition de lire « Brevo » partout où figure « Sendinblue ».
Ce changement de marque accompagnait un élargissement du périmètre produit : d’un outil d’emailing, Sendinblue est devenu une plateforme marketing multicanale (email, SMS, WhatsApp, CRM léger, automation). C’est aujourd’hui l’un des rares acteurs européens à se mesurer à Mailchimp sur l’ensemble de ces canaux, et non sur le seul email.
Brevo ou Mailchimp : le coût réel selon le volume
Sur le coût, Brevo l’emporte dès que la liste grossit, parce que les deux outils ne facturent pas la même chose. Mailchimp facture au nombre de contacts stockés, désabonnés compris. Brevo facture au volume d’emails envoyés par mois, contacts illimités. Cette différence crée un écart structurel qui se creuse avec la taille de la base.
| Contacts | Mailchimp Essentials | Brevo Starter |
|---|---|---|
| 500 | ~12 € par mois | Gratuit |
| 2 500 | ~35 € par mois | ~9 € par mois |
| 5 000 | ~70 € par mois | ~13 € par mois |
| 10 000 | ~110 € par mois | ~19 € par mois |
| 25 000 | ~230 € par mois | ~29 € par mois |
Le piège chez Mailchimp : les contacts désabonnés restent comptabilisés dans le total facturable. Une liste de 10 000 contacts avec 20 % de désabonnés coûte autant qu’une liste de 10 000 contacts actifs. C’est souvent ce mécanisme qui pousse les structures à chercher un outil moins cher et les amène vers Brevo. Mailchimp compte aussi chaque doublon présent dans plusieurs audiences séparées.
Sur les plans gratuits, l’écart est encore plus marqué. Brevo Free autorise 9 000 emails par mois avec contacts illimités et automation incluse. Mailchimp Free plafonne à 250 contacts et 500 envois par mois, sans automation depuis 2025.
Mailchimp inclut en revanche certaines choses que Brevo facture en option : l’accès multi-utilisateurs dès Essentials (3 utilisateurs), là où Brevo facture environ 10 à 12 € par utilisateur additionnel. Le retrait du logo Brevo coûte aussi environ 10 € par mois en supplément sur les plans d’entrée de gamme.
Les plans Brevo en détail
Côté Brevo, la grille 2026 s’articule autour de quatre niveaux. Le plan Free autorise 300 emails par jour (soit environ 9 000 par mois) avec contacts illimités et automation incluse. Le plan Starter démarre à environ 7 € par mois : il lève la limite quotidienne d’envoi et permet de retirer le logo Brevo selon l’option choisie. Le plan Business (à partir d’environ 15 € par mois) ajoute l’automation marketing avancée, les tests A/B, les statistiques détaillées et l’accès multi-utilisateurs. Au-delà, l’offre Entreprise est sur devis. Dans tous les cas, le tarif suit le volume d’emails envoyés, jamais le nombre de contacts stockés : c’est exactement l’inverse de la logique Mailchimp. C’est aussi pourquoi le prix Starter affiché grimpe avec le volume mensuel d’envois, et non avec la taille de la liste : une base de 10 000 contacts arrosée chaque mois revient à une vingtaine d’euros, là où le ticket d’entrée démarre à environ 7 € pour de petits volumes.
Pour une liste de 10 000 contacts avec une newsletter mensuelle, Brevo revient à une vingtaine d’euros quand Mailchimp en demande plus de cent : sur ce profil très courant, le modèle à l’envoi est imbattable.
Notre avis : C’est le modèle de tarification de Mailchimp, plus que ses fonctionnalités, qui pousse à migrer. Le piège des désabonnés facturés est rarement anticipé : sur une grande liste peu active, l’écart avec Brevo dépasse vite 150 € par mois pour un usage strictement identique. Le vrai point de bascule n’est pas fonctionnel, il est comptable.
Vous pouvez tester Brevo gratuitement sur votre propre liste avant de trancher, sans carte bancaire.
Ce que Brevo et Mailchimp font le mieux
Sur le cœur de métier, l’emailing, les deux logiciels couvrent l’essentiel : éditeur glisser-déposer, modèles de newsletters, gestion des contacts et statistiques d’envoi. Les différences se jouent sur les usages avancés, et chacun garde un terrain où il domine.

Automatisation marketing
Sur l’automation, Brevo prend le dessus pour les budgets serrés : il intègre des workflows multi-étapes dès son plan gratuit, avec déclenchement par comportement (clics, visites web, actions e-commerce), lead scoring et scénarios complexes. Mailchimp propose aussi de l’automation, mais les workflows à étapes multiples exigent le plan Standard ou Premium ; le plan Essentials se limite à des automatisations basiques sur un seul email.
Multicanal et CRM
Brevo intègre nativement SMS, WhatsApp, chat en direct et un CRM léger (pipeline de vente, tâches, assignation commerciale). Mailchimp reste centré sur l’email et le webmarketing (landing pages, publicités sociales), sans SMS natif pour le marché européen ni CRM complet. Pour qui veut centraliser plusieurs canaux dans un seul outil, Brevo l’emporte nettement.
Segmentation
Brevo fonctionne avec une base de contacts unique segmentée par tags : pas de doublon facturé, pas de désabonné comptabilisé. Mailchimp segmente via des audiences distinctes, et un même contact présent dans deux audiences compte double dans le total facturé. En contrepartie, Mailchimp propose des segments prédictifs fondés sur la probabilité d’achat et un profil estimé par IA, sans équivalent chez Brevo. Brevo gagne sur la simplicité et l’économie, Mailchimp sur la segmentation prédictive.
E-commerce
Sur les besoins e-commerce pointus, Mailchimp garde l’avantage : valeur vie client prévisionnelle, recommandations produit personnalisées, rapports de revenu par campagne, disponibles sur les plans Standard et Premium. Brevo couvre les automatisations classiques (panier abandonné, relance post-achat) mais sans l’analytique prédictive. Pour un e-commerçant qui pilote au marketing prédictif, Mailchimp reste devant.
Emails transactionnels et intégrations
Brevo inclut l’envoi transactionnel dans le même quota que les campagnes : même compte, même interface, sans surcoût. Mailchimp Transactional (ex-Mandrill) est un module séparé et payant (environ 20 $ les 25 000 emails). Sur les intégrations en revanche, Mailchimp aligne plus de 300 connecteurs natifs contre environ 70 chez Brevo : l’essentiel est couvert, mais les stacks complexes trouveront plus de souplesse côté américain. Avantage Brevo sur le transactionnel, Mailchimp sur la profondeur des intégrations.
D’autres logiciels d’emailing européens couvrent des besoins précis : Mailjet pour l’API, Sarbacane pour le support B2B en français, Omnisend pour l’e-commerce, ou Sender et Sweego pour les budgets serrés. Si vous hésitez plutôt entre deux français, notre comparatif Brevo vs Sarbacane tranche sur le prix, le support et l’éditeur.
Au quotidien : l’ergonomie qui sépare les deux
Pour une équipe francophone et des profils peu techniques, Brevo est plus confortable. Son interface est entièrement en français et plus directe : créer un formulaire responsive prend quelques clics là où Mailchimp en demande plusieurs étapes. Mailchimp affiche une interface majoritairement en anglais, et son découpage en audiences, campagnes et templates ajoute de la friction pour les nouveaux venus, tout en générant mécaniquement des doublons facturés si l’on n’y prend garde. Mailchimp conserve un atout : une application mobile aboutie pour suivre les campagnes depuis un smartphone, sans réel équivalent chez Brevo en 2026.
Les angles morts de chaque outil
Chez Mailchimp, le modèle par audiences crée des doublons facturés : sans nettoyage régulier, la facture gonfle sans lien avec l’usage réel. Purger sa base devient une tâche récurrente pour éviter de payer des contacts fantômes.
Chez Brevo, le plan gratuit plafonne à 300 emails par jour. Pour toucher une liste de 5 000 contacts en un seul envoi, un plan payant est nécessaire. Et le retrait du logo Brevo se facture en supplément sur le Starter de base.
Sur la délivrabilité, d’après les tests indépendants d’EmailToolTester, Mailchimp a longtemps gardé une avance nette (sessions 2023 : 92 à 95 % de placement en boîte de réception contre environ 68 % pour Brevo), mais le test de janvier 2024 resserre l’écart à moins de deux points (89,5 % contre 88,3 %). Une configuration SPF, DKIM et DMARC correcte reste le premier facteur de délivrabilité, quel que soit l’outil.
RGPD et souveraineté : l’écart qui pèse
Pour tout usage européen soumis au RGPD, Brevo a l’avantage décisif. Il héberge l’intégralité de ses données en Union européenne : serveurs OVH en France et en Allemagne, cloud Google en Belgique, réplication redondante. Aucun transfert hors UE, un DPA disponible en français, des outils de consentement natifs (double opt-in configurable, gestion des droits).
Mailchimp est une société américaine (groupe Intuit), soumise au Cloud Act et au FISA 702. Des clauses contractuelles standard encadrent les transferts de l’UE vers les États-Unis, mais leur suffisance est régulièrement contestée par les autorités européennes. En 2021, le régulateur bavarois a déclaré l’usage de Mailchimp illégal dans un cas précis, faute de garanties suffisantes contre l’accès potentiel des services de renseignement américains. Utiliser Mailchimp en Europe n’est pas interdit, mais impose une analyse juridique dont la charge revient à l’entreprise cliente.
En 2026, ce critère de souveraineté numérique pèse de plus en plus dans les décisions logicielles des PME et des DPO.
Notre avis : La question RGPD avec Mailchimp n’est pas théorique : dès qu’un DPO ou un client exige une analyse de transfert de données, elle devient un vrai point de friction. C’est là que l’hébergement français de Brevo change la donne, non pas parce que Mailchimp serait interdit, mais parce qu’il fait disparaître une conversation juridique que personne n’a envie d’ouvrir.
Le support, selon votre langue
Pour un utilisateur francophone, Brevo gagne sur le support. Il répond en français sur toutes les formules, y compris gratuite, par email et ticket depuis la France, avec une base de connaissances en français. Pas de chat 24/7 sur les plans standards, mais une qualité de réponse généralement satisfaisante. Mailchimp, lui, n’offre aucun support continu aux utilisateurs gratuits passé les 30 premiers jours ; sur les plans payants dès Essentials, le chat 24/7 est accessible, en anglais, adossé à un vaste écosystème de tutoriels communautaires.
Migrer de Mailchimp vers Brevo, concrètement
La migration de Mailchimp vers Brevo est l’une des plus simples du marché, parce que les deux outils manipulent les mêmes objets : contacts, listes, campagnes et modèles. Dans Mailchimp, l’export se fait depuis Audience puis Export Audience, ce qui génère un fichier CSV. Brevo l’importe directement et mappe les champs automatiquement. Comptez ensuite une trentaine de minutes pour reconfigurer l’authentification SPF, DKIM et DMARC sur votre domaine d’envoi, l’étape à ne pas négliger pour préserver la délivrabilité après le changement d’outil.
Une liste simple (contacts plus un ou deux modèles) migre en moins d’une journée. Les scénarios d’automation, eux, doivent être reconstruits manuellement : Brevo n’importe pas les workflows Mailchimp. C’est souvent l’occasion de faire le ménage dans des automatisations devenues obsolètes plutôt qu’une vraie contrainte.
Quel outil pour votre profil ?
Une PME ou une association européenne avec une liste en croissance et un budget serré gagne à choisir Brevo : le modèle à l’envoi, l’automation incluse, l’hébergement UE et le support en français créent un avantage structurel. Avec 15 000 contacts et une newsletter mensuelle, l’addition se compte en dizaines d’euros chez Brevo contre plusieurs centaines chez Mailchimp.
Un e-commerçant avancé qui pilote au marketing prédictif penchera vers Mailchimp Standard ou Premium : la valeur vie client prévisionnelle, les segments fondés sur la probabilité d’achat et les recommandations produit n’ont pas d’équivalent chez Brevo, au prix d’un budget nettement plus élevé.
Une start-up tech ou une équipe de développeurs trouvera son compte chez Brevo, dont l’inclusion des emails transactionnels dans le même quota simplifie l’infrastructure sans le surcoût de Mailchimp Transactional. Même choix pour une structure multicanale (email, SMS, CRM léger), que Mailchimp ne couvre pas en natif sur le marché européen. Et celui qui débute en emailing a tout intérêt à commencer par Brevo, dont le plan gratuit reste utilisable (9 000 emails par mois, automation, interface en français) là où le gratuit de Mailchimp se referme à partir de 250 contacts.
Notre verdict
Choisissez Brevo si votre liste dépasse 2 000 contacts, que vous envoyez moins d’une fois par semaine, et que la conformité RGPD compte : le modèle à l’envoi génère une économie de 40 à 70 % sur la plupart des usages PME, sans compromis fonctionnel majeur. Choisissez Mailchimp si vos besoins e-commerce sont pointus (segmentation prédictive, recommandations produit) ou si votre équipe est déjà investie dans l’écosystème Intuit. Si vous hésitez encore, testez Brevo gratuitement sur votre liste réelle : le plan Free suffit à mesurer l’écart de coût et d’ergonomie.
Questions fréquentes sur Brevo et Mailchimp
- Brevo ou Mailchimp : lequel choisir pour une PME européenne ?
- Brevo dans la grande majorité des cas : moins cher dès que la liste grossit, automation incluse, données hébergées dans l’UE et support en français. Mailchimp ne reprend l’avantage que pour les besoins e-commerce prédictifs avancés.
- Brevo est-il vraiment moins cher que Mailchimp ?
- Oui, presque toujours. Sur 10 000 contacts avec une newsletter mensuelle, Brevo Starter revient à environ 19 € par mois contre près de 110 € pour Mailchimp Essentials. L’avantage se réduit uniquement pour les petites listes très actives avec envois quotidiens.
- Sendinblue et Brevo, est-ce le même outil ?
- Oui. Sendinblue a été rebaptisé Brevo en mai 2023 : même éditeur français, même produit, mêmes données hébergées en Europe, seul le nom a changé. Une recherche « Sendinblue vs Mailchimp » renvoie exactement au même comparatif que « Brevo vs Mailchimp ».
- Peut-on migrer facilement de Mailchimp vers Brevo ?
- Oui. L’export se fait depuis Audience puis Export Audience dans Mailchimp, et Brevo importe directement le CSV. La configuration SPF et DKIM prend une trentaine de minutes. Une liste simple migre en moins d’une journée ; seuls les scénarios d’automation doivent être reconstruits manuellement.
- Mailchimp est-il conforme au RGPD ?
- Techniquement oui, via des clauses contractuelles standard. En pratique, son usage expose à des risques réglementaires liés au transfert de données vers les États-Unis, documentés par plusieurs régulateurs européens. Brevo, hébergé dans l’UE, ne pose pas ce problème.
- Quels sont les tarifs de Brevo en 2026 ?
- Un plan gratuit (300 emails par jour, contacts illimités), un Starter à partir d’environ 7 € par mois, un Business à partir d’environ 15 € par mois avec automation avancée, et une offre Entreprise sur devis. La facturation suit le volume d’emails envoyés, pas le nombre de contacts stockés.
Pour la majorité des PME et des indépendants en France et en Europe, le rapport fonctionnalités, prix et conformité RGPD penche clairement du côté de Brevo ; Mailchimp garde ses atouts pour l’e-commerce prédictif et les équipes déjà investies dans son écosystème. Pour aller au-delà du face-à-face, parcourez notre sélection des meilleurs logiciels d’email marketing européens en 2026, comparez d’autres options dans nos alternatives européennes à Mailchimp, ou explorez la catégorie email marketing de l’annuaire.
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