En 2026, l’email marketing reste un canal incontournable pour les PME et les indépendants. Face au géant américain Mailchimp, on voit émerger des alternatives européennes solides comme Brevo – nouveau nom de Sendinblue depuis 2023 – qui souhaitent concilier performance et souveraineté. Faut-il préférer l’outil historique ou tenter cette alternative française ? Dans cet article, nous comparons Brevo vs Mailchimp sur les points clés (fonctionnalités, ergonomie, tarifs, conformité RGPD, support, souveraineté des données) pour vous aider à faire un choix éclairé, sans langue de bois ni superlatifs inutiles.

En Europe, ce comparatif prend une dimension particulière. Au-delà des fonctionnalités, le choix d’un outil d’email marketing implique aussi des questions de conformité, de localisation des données et de modèle économique. C’est dans ce contexte que Brevo s’est imposé ces dernières années comme une alternative européenne crédible face à Mailchimp. Pour une analyse détaillée de la plateforme, sa logique tarifaire et ses cas d’usage, une présentation complète est disponible sur notre fiche dédiée à Brevo. Plus largement, ce comparatif s’inscrit dans l’écosystème des logiciels d’email marketing européens, qui se sont fortement structurés à l’approche de 2026.

Le but est d’offrir un regard professionnel et critique sur ces deux solutions d’emailing en 2026, avec des exemples concrets et une mise en perspective de leur évolution. Brevo parvient-il à rivaliser avec Mailchimp ? Quelles différences notables pour un utilisateur en France ou en Europe ? Décryptage.

Présentation générale des deux solutions

Mailchimp est depuis des années la référence mondiale de l’email marketing. Fondée en 2001 à Atlanta, la plateforme s’est imposée avec son éditeur d’emails intuitif et ses fonctionnalités marketing pour petites entreprises. Rachetée par Intuit en 2021, Mailchimp s’est intégré à un écosystème plus large (compta, e-commerce…) tout en enrichissant son offre (landing pages, CRM basique, automation). En 2026, Mailchimp reste un leader établi, fort de millions d’utilisateurs, mais son orientation très globale et son modèle américain soulèvent des questions en Europe sur la gestion des données personnelles.

Brevo, de son côté, est le nouveau nom de Sendinblue, une solution française lancée en 2012. Rebaptisée Brevo en 2023 pour refléter son évolution vers une plateforme complète de gestion client, elle propose une suite marketing tout-en-un (email, SMS, CRM, chat…) pensée pour les PME. Brevo met en avant sa dimension européenne et éthique : serveurs situés dans l’UE, conformité RGPD rigoureuse, interface et support en plusieurs langues dont le français. En 2026, Brevo s’affiche clairement comme l’alternative européenne crédible à Mailchimp, avec l’objectif de fournir des fonctionnalités comparables (voire supérieures) à un meilleur coût et dans le respect de la souveraineté des données.

Brevo

Brevo

Plateforme européenne d’email marketing et d’automatisation permettant aux équipes de concevoir, diffuser et piloter des campagnes multicanales à grande échelle.

En résumé, Mailchimp est le vétéran mondial aux fonctionnalités éprouvées, tandis que Brevo est le challenger européen en forte croissance. Mais au-delà du contexte, qu’en est-il des fonctionnalités et de l’expérience utilisateur ? C’est ce que nous allons examiner point par point.

Fonctionnalités : emailing, automatisation et multicanal

Sur le cœur de métier – l’email marketing – les deux outils offrent l’essentiel : un éditeur d’email par glisser-déposer, des modèles de newsletters, la gestion des contacts et des statistiques d’envoi (taux d’ouverture, clics, désabonnements, etc.). La qualité de l’éditeur est bonne des deux côtés, même si Mailchimp est connu pour ses templates modernes et son design soigné, là où Brevo propose un choix de modèles un peu moins « marketés » selon certains tests. Néanmoins, on peut créer des emails professionnels avec l’un ou l’autre sans difficulté. Brevo compense son léger déficit esthétique par une prise en main rapide de l’éditeur, qui permet de concevoir une campagne en quelques minutes.

Automatisation marketing

C’est un point fort des deux plateformes, mais abordé différemment. Brevo intègre nativement de puissants workflows automatisés, même dans ses offres gratuites ou d’entrée de gamme. On peut déclencher des emails en fonction du comportement des contacts (clics, visites web via un tracking, actions e-commerce…) et créer des scénarios multi-étapes avancés avec lead scoring, tests avant envoi, etc.. Mailchimp propose également de l’automation (scénarios d’accueil, relances panier abandonné, etc.), toutefois pour créer des workflows à étapes multiples, il faut souscrire à une offre supérieure (plan Standard ou Premium) – le Mailchimp Essentials d’entrée de gamme étant limité aux automatisations basiques d’un seul email. En clair, Brevo démocratise l’automation avancée là où Mailchimp la réserve à ses formules plus chères. Brevo marque donc des points pour les PME qui veulent mettre en place du nurturing ou des campagnes complexes sans exploser le budget.

Exemple de workflow d’automatisation email (scénario multi-étapes)
Exemple de workflow d’automatisation email (scénario multi-étapes). Source : Brevo.

Multicanal et CRM

Brevo se distingue en allant au-delà de l’email. La plateforme propose en effet, en plus de l’emailing, l’envoi de SMS marketing, des campagnes WhatsApp, un module de chat en direct pour votre site, ainsi qu’un CRM intégré. Cette orientation « tout-en-un » permet de centraliser la relation client. Par exemple, vos contacts email peuvent aussi recevoir des SMS et vous pouvez suivre leurs interactions dans une fiche CRM unique. Mailchimp, de son côté, reste focalisé sur l’email et le marketing en ligne au sens large : il permet de créer des pages d’atterrissage, de publier des publicités sur Facebook/Google, voire de gérer un petit site web vitrine, mais n’intègre pas de SMS ni de WhatsApp natifs (Mailchimp commence à proposer l’envoi de SMS, mais seulement via un add-on payant disponible principalement pour les utilisateurs US/Canada). Côté CRM, Mailchimp met en avant son concept d’“audience” qui fait office de base de contacts et propose quelques fonctionnalités (tags, champs perso, scoring prédictif sur certaines données). Cependant, on est loin d’un CRM complet : Mailchimp ne permet pas de suivre des deals ou tâches commerciales comme le fait Brevo qui, lui, offre un mini CRM gratuit où l’on peut assigner des contacts à des commerciaux, définir des tâches et deadlines, visualiser un pipeline de vente, etc.. En somme, si vous cherchez une solution marketing qui englobe emailing, SMS et gestion commerciale légère, Brevo a une longueur d’avance grâce à son approche unifiée. Mailchimp reste principalement un spécialiste de l’e-mail, enrichi de quelques fonctions webmarketing annexes.

Segmentation et gestion des listes

Les deux outils offrent des fonctions de segmentation (par critères démographiques, par comportement d’achat ou d’engagement, etc.), indispensables pour cibler efficacement vos campagnes. Une différence notable tient au modèle de gestion des contacts : Brevo fonctionne avec une base de contacts unique que l’on peut regrouper en différentes listes ou segments dynamiques, sans jamais compter deux fois le même contact. Mailchimp, en revanche, segmente via des audiences distinctes – ce qui signifie que si un même abonné est dans deux listes, il comptera deux fois dans votre total de contacts facturés. Ce point peut vite faire gonfler la note sur Mailchimp si l’on n’y prend garde, car l’outil facture les doublons et même les contacts désabonnés restés dans votre base. Brevo, lui, ne fait pas payer les doublons ni les inactifs (vous pouvez avoir un contact dans plusieurs segments sans coût additionnel). D’un point de vue praticité, de nombreux utilisateurs apprécient également que Brevo offre la possibilité aux abonnés de choisir eux-mêmes la ou les listes auxquelles ils veulent s’inscrire via un formulaire d’abonnement, ce qui n’est pas possible sur Mailchimp (un abonné appartient à une seule audience à la fois). En contrepartie, Mailchimp propose des outils de segmentation avancée très puissants sur ses offres supérieures : par exemple des segments prédictifs basés sur la probabilité d’achat ou le profil socio-démographique deviné (fonction predictive analytics alimentée par l’IA). Ces fonctions pointues n’ont pas vraiment d’équivalent chez Brevo pour l’instant. En résumé : Brevo facilite une gestion simple et économique des contacts (pas de facturation multiple) avec des segments classiques et même une aide à la segmentation par IA en langage naturel sur les nouvelles versions, tandis que Mailchimp apporte des segments plus « intelligents » (mais payants) utiles aux gros e-commerçants pour affiner leurs ciblages.

Fonctionnalités e-commerce

Justement, pour les boutiques en ligne, Mailchimp a beaucoup développé son arsenal ces dernières années. L’outil s’intègre à Shopify, WooCommerce, BigCommerce et propose des automatisations e-commerce clés en main : relance des paniers abandonnés, recommandations de produits personnalisées, calcul du CLV (Customer Lifetime Value) prévisionnel, rapports de revenu généré par campagne, audiences similaires pour cibler de nouveaux prospects, etc.. Brevo de son côté supporte aussi l’abandon de panier (via des plugins pour Shopify, WooCommerce, Magento, Prestashop…), des emails de recommandation produit basiques et le suivi du chiffre d’affaires généré par email. Mais reconnaissons que Mailchimp offre un écosystème e-commerce plus mature et complet pour qui souhaite pousser le marketing prédictif ou disposer de rapports détaillés sur chaque vente attribuée. Brevo couvre les besoins e-commerce standards (suivi des commandes, quelques automatismes) mais n’ira pas aussi loin dans l’analyse du comportement d’achat sur la durée. Si vous êtes un e-commerçant avancé cherchant par exemple à cibler selon la valeur client prévisionnelle ou à générer des landing pages produits intégrées, Mailchimp aura une longueur d’avance sur ces aspects très spécifiques.

Emails transactionnels

Un point souvent négligé dans les comparatifs d’emailing, ce sont les emails transactionnels (confirmation de commande, réinitialisation de mot de passe, notifications diverses envoyées par votre application…). Ici, Brevo marque clairement des points : l’envoi d’emails transactionnels est inclus nativement dans la plateforme, via le même quota que vos envois marketing. En clair, avec Brevo vous pouvez faire à la fois vos newsletters et vos emails transactionnels sur un seul compte, avec une interface unifiée pour suivre les statistiques, et ce sans frais supplémentaires. Un développeur peut utiliser l’API Brevo ou SMTP Brevo pour brancher le système d’envoi transactionnel très facilement. À l’inverse, Mailchimp a séparé cette fonction sous le nom de « Mailchimp Transactional » (ex-Mandrill) qui est un module payant en supplément : il faut acheter des crédits d’envoi transactionnel (comptez ~$20 les 25 000 emails) en plus de votre abonnement marketing classique. De plus, la gestion se fait sur une interface à part. En somme, pour une PME ou une start-up SaaS qui envoie des notifications emails à ses clients, Brevo offre une solution plus simple et rentable (vos emails transactionnels consommeront juste vos crédits d’emails mensuels), là où Mailchimp impose un surcoût non négligeable et une complexité supplémentaire.

Intégrations

Enfin, qu’en est-il de l’intégration avec votre écosystème existant ? Mailchimp dispose d’une marketplace pléthorique avec plus de 300 intégrations natives couvrant un large éventail d’outils : CMS (WordPress, Drupal…), e-commerce (Shopify, Magento…), CRM (Salesforce…), réseaux sociaux, solutions de paiement, etc.. C’est l’avantage d’une solution adoptée mondialement : la plupart des services tiers ont prévu un connecteur avec Mailchimp. Brevo de son côté propose une soixantaine d’intégrations natives (les principaux CMS et plateformes e-com du marché européen, quelques CRM et outils analytics) – l’essentiel y est, mais il est vrai que l’écosystème Mailchimp est plus vaste. Cela dit, Brevo fournit des API ouvertes bien documentées permettant de développer assez facilement des connecteurs sur mesure. Pour une PME moyenne utilisant les outils courants, les deux solutions sauront s’intégrer sans trop de difficultés, mais les grandes entreprises aux stacks logiciels complexes trouveront potentiellement plus de flexibilité chez Mailchimp grâce à son très grand nombre d’intégrations disponibles.

En synthèse sur les fonctionnalités, on constate que Brevo et Mailchimp se valent sur le socle de l’emailing (création et envoi de campagnes, gestion de base de contacts, stats). Brevo se démarque par son approche tout-en-un (automation avancée accessible, SMS/WhatsApp, CRM simplifié, transactionnel inclus) et sa simplicité de gestion des contacts, tandis que Mailchimp garde l’avantage sur certains outils premium (analyse prédictive, profondeur des rapports e-commerce, multitude d’intégrations). Tout dépend donc de vos besoins : multicanal et automatisation poussée à moindre coût ? Brevo a de sérieux atouts. Campagnes marketing très sophistiquées avec des exigences e-commerce pointues ? Mailchimp propose des features haut de gamme – à un certain prix, comme on va le voir.

Brevo n’est pas le seul acteur européen à proposer une alternative structurée à Mailchimp. D’autres solutions se positionnent également sur le marché de l’email marketing avec des approches complémentaires, que ce soit en matière de délivrabilité, d’accompagnement ou de spécialisation sectorielle. Certaines plateformes historiques comme Mailjet ou Sarbacane répondent à des besoins spécifiques et peuvent constituer des options pertinentes selon le contexte d’usage. Un comparatif plus large des alternatives européennes permet de mieux situer Brevo dans cet écosystème.

UX et ergonomie : prise en main et confort d’utilisation

L’expérience utilisateur est un critère essentiel, surtout pour les petites structures qui n’ont pas de temps à perdre à apprivoiser un logiciel. Sur ce point, nos deux compétiteurs ont des approches différentes.

Mailchimp a une interface en anglais par défaut (certaines pages existent en français, mais l’outil reste largement anglophone dans son fonctionnement courant). Son ergonomie, bien qu’assez intuitive, peut dérouter par moments en raison de la segmentation en Audiences, Campagnes, Templates, etc., avec beaucoup de fonctionnalités annexes qui encombrent un peu le menu. Plusieurs utilisateurs novices ont rapporté qu’il n’était pas toujours simple de retrouver une option (par exemple, la création d’un formulaire d’inscription est cachée sous l’onglet Audience et non visible dans la navigation principale). Brevo, au contraire, propose une interface disponible entièrement en français (ainsi qu’en d’autres langues) et va à l’essentiel. La création d’un formulaire ou d’une page d’inscription y est plus directe, et le constructeur de formulaires de Brevo est apprécié pour sa facilité d’utilisation : en quelques clics on déploie un formulaire embed ou pop-up responsive, là où Mailchimp demande plusieurs étapes et aboutit parfois à un formulaire non optimisé mobile par défaut. Sur Brevo, les abonnés peuvent choisir leurs centres d’intérêt/liste au moment de l’inscription, offrant une expérience de consentement personnalisée que Mailchimp ne permet pas.

Côté organisation des contacts, comme évoqué précédemment, Mailchimp impose de jongler entre des Audiences séparées. Si l’on souhaite segmenter sa base par typologie de clients, on finit souvent par créer plusieurs listes distinctes – avec le risque de duplication de contacts et de coûts supplémentaires. Cela rend aussi plus complexe la vue d’un contact unique (puisqu’il peut exister dans plusieurs audiences séparées). Brevo évite cet écueil avec une base de contacts centralisée où l’on peut appliquer tags et segments ; on visualise facilement tout l’historique d’un contact donné (emails reçus, pages visitées, etc.) sur une seule fiche. Pour une PME qui cherche la simplicité, Brevo offre donc une UX plus linéaire et transparente en matière de gestion des contacts.

En termes de rapidité et de modernité de l’interface, les deux ont bien évolué. Mailchimp a connu il y a quelques années des retours mitigés lors de mises à jour d’UI, mais en 2026 le tableau de bord est globalement réactif et agréable, avec une esthétique « marketing trendy ». Brevo, refondu lors du rebranding, propose un design sobre et efficace, peut-être moins « fun » mais très clair. Sur des tâches courantes (créer une campagne, filtrer des contacts, consulter un rapport), Brevo se montre fluide. On notera que Mailchimp dispose d’une application mobile pour suivre les campagnes et même créer des emails basiques depuis son smartphone, tandis que Brevo n’a pas vraiment d’app mobile équivalente ou du moins pas aussi poussée en 2026 – un point à vérifier si la mobilité est importante pour vous.

Enfin, évoquons la langue et le support in-app : Brevo parlant votre langue (français) et proposant une base de connaissances en français, cela facilite l’apprentissage pour un utilisateur non anglophone. Mailchimp fournit beaucoup de documentation et tutoriels, mais majoritairement en anglais. Les anglophobes apprécieront donc l’effort de Brevo sur la localisation complète de son produit.

Tarifs : deux philosophies et un match déséquilibré

Le modèle tarifaire est sans doute le point de divergence le plus important entre Brevo et Mailchimp. Il détermine souvent le choix final, surtout pour des structures sensibles aux coûts.

Mailchimp facture principalement au nombre de contacts stockés dans votre compte (avec un plafond d’envois mensuels équivalent à 10x à 12x ce nombre selon le plan). À l’inverse, Brevo facture au volume d’emails envoyés par mois, en autorisant un très grand nombre de contacts (jusqu’à 100 000 contacts sur les formules standards, voire plus en Enterprise). Cette différence a des impacts majeurs.

Pour illustrer, prenons les offres gratuites en 2026 :

  • Brevo Free autorise l’envoi de 300 emails par jour, soit environ 9 000 emails par mois, et permet de gérer jusqu’à 100 000 contacts dans la base. En contrepartie, les emails gratuits Brevo afficheront un petit logo Brevo en bas (qu’on peut enlever en passant à une offre payante + option).
  • Mailchimp Free est beaucoup plus limité : seulement 250 contacts maximum et 500 envois par mois (avec un cap de 250 emails par jour). De plus, depuis 2025, Mailchimp a retiré certaines fonctions de la formule gratuite – par exemple plus d’automatisations multi-étapes ni d’envoi planifié sur l’offre Free, juste le strict minimum (un email de bienvenue automatique possible, et c’est tout). Là aussi, les emails portent la mention « Mailchimp » si on est en gratuit.

On voit donc que pour un usage modéré, l’offre gratuite de Brevo est nettement plus généreuse (jusqu’à 9 000 envois mensuels contre 500 chez Mailchimp), ce qui permet déjà à une petite entreprise d’envoyer par exemple une newsletter mensuelle à 3 000 contacts sans frais. Chez Mailchimp, 3 000 contacts sont inenvisageables en gratuit – il faudrait souscrire dès le départ à une formule payante. D’ailleurs Mailchimp a drastiquement réduit son freemium ces dernières années, le rendant « beaucoup moins attractif » selon les experts.

Passons aux offres payantes. Brevo a récemment simplifié ses plans en introduisant notamment un plan Starter très accessible. Les paliers fonctionnent par volume d’emails mensuels. Par exemple, pour 20 000 emails par mois, Brevo Starter revient à 29 $ par mois (environ 27 €). Le nombre de contacts pour ce palier est… illimité (en fait, Brevo impose un maximum de contacts sur les plus petites tranches afin d’éviter les abus, mais une fois dépassé ~5 000 contacts, la plupart des formules deviennent “contacts illimités” jusqu’à 500k). En face, Mailchimp propose le plan Essentials facturé par tranches de contacts. Pour ~5 000 contacts, on sera autour de 75 $ par mois (soit ~70 €) et cela donne droit à 5x le nombre de contacts en envois, donc ~25 000 emails/mois. On constate immédiatement qu’à volume d’envoi équivalent, Mailchimp coûte facilement 2 à 3 fois plus cher que Brevo. Même constat sur des volumes plus élevés : par exemple pour 50 000 contacts, Mailchimp va coûter plus de 350 € par mois, là où Brevo pour 100 000 emails mensuels (permettant d’arroser ces 50k contacts deux fois par mois) reviendra à ~65 €.

Au-delà des chiffres, le piège chez Mailchimp réside dans la facturation de tous les contacts dans votre audience – y compris les contacts désabonnés ou jamais actifs. Mailchimp compte aussi chaque doublon dans plusieurs audiences séparées. Cela peut rendre la facture « lourde et peu attractive pour de nombreux marketeurs et petits entrepreneurs. Brevo de son côté ne facture pas les désabonnés (on peut aisément les supprimer ou ignorer) et encourage l’utilisation d’une seule base segmentée plutôt que plusieurs listes cloisonnées. Bref, du point de vue coût et flexibilité, Brevo est l’un des logiciels d’emailing les plus abordables du marché, quand Mailchimp apparaît comme une solution premium coûteuse en comparaison.

Bien sûr, Mailchimp n’est pas le plus cher de tous les outils (d’autres concurrents high-end le dépassent), mais pour une PME, son rapport fonctionnalités/prix est souvent remis en question. De fait, beaucoup cherchent des alternatives plus économiques. Il existe même tout un écosystème de concurrents de Mailchimp moins chers ou plus généreux sur les quotas (MailerLite, Moosend, etc. souvent cités). Brevo capitalise clairement là-dessus : “Brevo’s very affordable prices make it a great Mailchimp alternative” d’après EmailToolTester. On peut accéder à des fonctions équivalentes (automations multi-steps, segmentation avancée, CRM…) pour une fraction du prix de Mailchimp.

En contrepartie, il faut noter que Mailchimp inclut certaines choses dans ses tarifs que Brevo fait payer en option. Par exemple, l’accès multi-utilisateurs : Mailchimp Essentials permet déjà 3 utilisateurs, Standard 5 utilisateurs sans surcoût. Chez Brevo, les formules de base sont mono-utilisateur et si on veut ajouter des comptes utilisateurs supplémentaires, il faut payer un supplément (~10-12 € par utilisateur additionnel). De même, Mailchimp Standard et Premium intègrent le retrait du logo Mailchimp, alors que Brevo Starter de base nécessite de payer l’add-on No Brevo logo (~10 €/mois) pour des envois 100% marque blanche. Ce sont des détails à avoir en tête selon votre contexte (équipes marketing nombreuses, besoin d’enlever le branding). Pour beaucoup de PME toutefois, ces points ne seront pas bloquants : souvent un seul utilisateur gère l’outil, et voir « Envoyé via Brevo » sur le pied d’un email d’essai n’est pas dramatique.

Notons enfin que Mailchimp propose des remises 15% pour ONG/associations, et Brevo annonce -15% pour les associations mais seulement sur son plan Enterprise haut de gamme – donc dans les faits, peu de structures en bénéficient chez Brevo. Sur les petites formules, pas de réduction non-profit, mais le tarif est déjà bas.

En somme, niveau tarifs, l’avantage est clairement à Brevo pour les PME : une offre gratuite utilisable et des plans payants modulables en fonction de vos envois, là où Mailchimp peut devenir coûteux dès que votre liste de contacts s’étoffe. Mailchimp a d’ailleurs vu son freemium drastiquement réduit ces dernières années, le rendant bien moins intéressant qu’avant. De plus, devoir payer pour des contacts inactifs ou en double peut être frustrant (et pousse à “nettoyer” sans cesse sa base pour optimiser la facture). Avec Brevo, vous pouvez stocker une grande base et n’êtes facturé que sur l’usage réel (emails envoyés). Sauf cas particulier justifiant les fonctionnalités avancées de Mailchimp, le coût total d’utilisation de Brevo sera inférieur dans la plupart des scénarios.

Conformité RGPD et souveraineté des données

Pour un public européen (et a fortiori français), la localisation des données et la conformité juridique sont devenues des critères de choix déterminants. Sur ce terrain, Brevo capitalise sur son ADN européen, tandis que Mailchimp traîne le boulet du Patriot Act malgré ses efforts de mise en conformité.

Brevo héberge l’intégralité de ses données clients en Union Européenne. D’après sa documentation officielle, “Les serveurs d’hébergement sur lesquels Brevo traite et stocke ses bases de données sont exclusivement situés au sein de l’Union européenne”. Plus précisément, Brevo utilise ses propres serveurs chez OVH en France et en Allemagne, et du cloud Google en Belgique pour le stockage, avec réplication redondante des données sur plusieurs zones en Europe. Cela garantit que les informations de vos contacts restent sous juridiction européenne à 100%. Pour une PME soucieuse de conformité, c’est un énorme atout : vous évitez les transferts de données outre-Atlantique et vous avez une chaîne contractuelle claire conforme au RGPD, avec un DPA (Data Processing Agreement) fourni en français et des mentions légales hébergées en France. Brevo s’est d’ailleurs préparé dès 2018 à l’entrée en vigueur du RGPD en adaptant ses procédures et en offrant des outils de consentement (double opt-in configurable, gestion des droits d’accès, etc.) pour aider ses clients à être conformes. En utilisant Brevo, une entreprise européenne reste maîtresse de ses données dans l’UE, ce qui simplifie la mise en conformité juridique et rassure les clients finaux attachés à la confidentialité.

Mailchimp, bien que largement utilisé en Europe, reste un service d’une société américaine (Intuit) soumis aux lois US (Cloud Act, FISA 702…). Techniquement, Mailchimp peut héberger des données en dehors de l’Europe. Officiellement, la société a mis en place des Clauses Contractuelles Standard (SCC) pour encadrer les transferts de données UE->US et assure respecter le RGPD en donnant des outils de consentement et de gestion des droits aux utilisateurs. Toutefois, depuis l’invalidation du Privacy Shield en 2020 (arrêt Schrems II), ces mesures contractuelles sont parfois jugées insuffisantes par les autorités européennes. Un cas notable en Allemagne en 2021 : le régulateur bavarois a déclaré l’utilisation de Mailchimp illégale dans certains cas, faute de garanties suffisantes contre l’accès potentiel des renseignements US aux données européennes. En clair, une entreprise allemande qui avait envoyé des newsletters via Mailchimp a été pointée du doigt car elle n’avait pas évalué les « mesures supplémentaires » nécessaires pour protéger les données exportées aux États-Unis. Cette affaire illustre bien le climat de méfiance : utiliser un outil US comme Mailchimp n’est pas interdit, mais cela exige de la prudence, une analyse juridique et la mise en place de protections (chiffrement, etc.) pour être en règle. La charge de cette conformité repose sur l’entreprise cliente en Europe.

Avec Brevo, ces préoccupations sont largement levées puisque les données ne quittent pas l’UE. Pas besoin de vous justifier auprès d’un DPO inquiet ou de craindre qu’un citoyen réclame que ses données ne soient pas transférées aux US. Brevo offre une tranquillité d’esprit sur la souveraineté : vos contacts français sont hébergés en France, point. D’ailleurs, parmi les alternatives à Mailchimp souvent citées pour la conformité on retrouve Brevo et d’autres solutions françaises comme Mailjet ou Sarbacane, précisément car elles garantissent un hébergement européen des données et une transparence totale sur les traitements. En 2026, où la sensibilité au RGPD est à son comble (nouvelles réglementations ePrivacy, Digital Services Act, etc.), ce critère de souveraineté numérique peut peser lourd dans la balance pour un décideur.

En termes de fonctionnalités RGPD, Mailchimp et Brevo offrent tous deux de quoi insérer des cases à cocher de consentement, gérer les demandes de droit d’accès/suppression, etc. Mailchimp a même des formulaires spécifiques « RGPD-friendly » qu’on peut activer sur les listes. Mais encore une fois, la différence se fait sur l’aspect contractuel et infrastructurel : avec Mailchimp, vous faites confiance à un fournisseur US et devez vous conformer aux contraintes de transfert international de données, avec Brevo vous choisissez un partenaire local en conformité native avec le RGPD. Pour beaucoup de PME européennes qui ne veulent pas devenir expertes en juridique des données, le choix de la simplicité penche vers Brevo.

Ce différentiel de cadre juridique n’est pas anodin. Pour de nombreuses entreprises européennes, notamment les PME et les structures soumises à des exigences strictes en matière de protection des données, le choix d’un logiciel n’est plus seulement technique ou budgétaire. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la souveraineté numérique, la maîtrise des flux de données et la dépendance à des acteurs extra-européens, des enjeux devenus centraux dans les décisions logicielles en 2026.

Support client et communauté

Autre aspect non négligeable quand on évalue un outil : le support utilisateur et les ressources d’aide disponibles. Ici également, les approches divergent.

Brevo fournit un support client en français, assuré par ses équipes basées en France (pour le support Europe). Sur toutes les formules (y compris gratuite), l’utilisateur peut contacter l’assistance Brevo par email/ticket. Bien sûr, les temps de réponse peuvent varier selon l’offre : les clients payants Standard ou Enterprise sont prioritaires. Brevo ne propose pas de chat en direct pour le support sur les offres classiques (pas de live chat 24/7, c’est un support asynchrone par email/ticket, et téléphone uniquement pour les gros comptes Enterprise). Cependant, pour un utilisateur francophone, pouvoir expliquer son problème en français et recevoir une réponse dans la même langue est un vrai plus. Les retours d’expérience soulignent que les réponses de Brevo support sont globalement satisfaisantes en qualité, même si ce n’est pas du 24h/24. Le centre d’aide Brevo est également traduit en français et assez complet.

Mailchimp propose un support un peu plus compliqué pour les non-payants. Concrètement, avec un compte gratuit Mailchimp, vous n’aurez pas accès à une assistance technique continue – uniquement les 30 premiers jours suivant la création du compte, vous pouvez envoyer des emails au support (en anglais). Passé ce délai, les utilisateurs Free doivent se débrouiller via la base de connaissances et le forum communautaire. À partir du plan Essentials (dès ~13 $/mois), on obtient l’accès au support par email et chat 24h/24 et 7j/7. Le chat en anglais est apprécié pour résoudre rapidement des petits soucis. Le téléphone est réservé au plan Premium ultra coûteux (plus de 300 $/mois). Donc, pour une petite structure, Mailchimp offrira du chat en direct seulement si vous êtes sur une formule payante (ce qui sera souvent le cas de toute façon vu ses limites contacts).

En termes de qualité de support, les deux ont de bonnes bases de connaissances en ligne, des guides, etc. Mailchimp bénéficie d’une énorme communauté mondiale : il est facile de trouver des tutoriels vidéo, des articles de blog, des astuces sur les forums, tant l’outil est populaire. Brevo, moins répandu globalement, a néanmoins une communauté grandissante et surtout une communauté francophone active (articles de blog locaux, webinaires en français, etc., souvent issus de Brevo ou de partenaires). Si vous préférez les ressources en français, vous trouverez plus de contenu local sur Brevo, alors que pour Mailchimp l’écrasante majorité du support communautaire est en anglais.

Au final, qui l’emporte sur le support ? On pourrait dire que pour un petit utilisateur francophone, Brevo est plus accessible (support dispo même en gratuit, en français, sans avoir à attendre d’être client payant). Pour une entreprise internationale anglophone, Mailchimp offre un chat 24/7 sur ses plans payants qui peut être très pratique, et une documentation pléthorique en anglais. Disons donc que Brevo convient mieux aux PME francophones avec un budget serré, et Mailchimp convient aux utilisateurs premium anglophones qui valorisent le chat instantané et n’hésitent pas à payer cher pour un support prioritaire. Dans les deux cas, n’oublions pas que le meilleur support reste celui dont on a le moins besoin : une interface simple, des tutoriels clairs… et sur ces aspects, comme vu plus haut, Brevo marque des points avec son interface locale et son approche directe, là où Mailchimp peut nécessiter de fouiller la doc (en anglais) pour certaines opérations.

Cas d’usage et recommandations

Après ce tour d’horizon, tentons de synthétiser quel outil conviendra le mieux selon votre profil :

  • Vous êtes une PME/association européenne à budget modéré, soucieuse de la conformité RGPD, avec une liste de contacts qui peut grandir : Brevo apparaît comme un choix très pertinent. Il vous permettra d’envoyer beaucoup d’emails sans frais exponentiels, d’automatiser vos campagnes sans surcoût, et de dormir tranquille sur la localisation des données (serveurs UE). Par exemple, une PME française avec 15 000 contacts souhaitant envoyer une newsletter mensuelle et quelques relances automatiques trouvera chez Brevo une solution économique (quelques dizaines d’euros par mois tout au plus) là où Mailchimp lui coûterait plusieurs centaines d’euros pour le même usage. De plus, si le fait d’échanger en français avec le support ou d’avoir l’interface dans votre langue est important pour vos équipes, Brevo sera plus confortable au quotidien.
  • Vous êtes un e-commerçant ambitieux ou une scale-up orientée data marketing, avec des besoins pointus en analytique et segmentation prédictive : Mailchimp pourrait garder l’avantage sur ces aspects de pointe. Ses fonctionnalités de type predictive CLV, social profiles enrichis, comparaisons de performances sectorielles, etc., peuvent apporter une valeur ajoutée pour affiner vos stratégies. Attention toutefois, ces fonctions ne sont disponibles que dans les plans supérieurs (Standard ou Premium). Il faut donc accepter un budget marketing conséquent. Si votre entreprise a déjà un abonnement à l’écosystème Intuit (QuickBooks, etc.), l’intégration de Mailchimp peut également faire sens stratégiquement. Enfin, si l’ultra-délivrabilité est votre priorité (par exemple, vous envoyez des campagnes cruciales où chaque email en boîte de réception compte), notez que Mailchimp bénéficie d’une réputation de délivrabilité excellente dans les tests indépendants (jusqu’à ~92% d’emails en boîte de réception contre ~75% pour Brevo selon certaines études). Cela ne veut pas dire que Brevo envoie vos mails en spam (ils restent très corrects), mais Mailchimp a un léger edge historique sur la réputation d’envoi. Les choses évoluent toutefois et avec une bonne hygiène (domaine propre, authentification SPF/DKIM, contenus sains), Brevo permet d’atteindre de très bons taux également.
  • Vous recherchez une solution multicanale tout-en-un pour gérer email, SMS, WhatsApp, chat et suivi client léger : Brevo sera mieux adapté, Mailchimp n’offrant pas ces canaux (ou de façon marginale via add-ons). Par exemple, pour un site de services qui souhaite envoyer des newsletters, des confirmations par SMS, discuter via chat et avoir une base CRM unifiée, Brevo est conçu pour cette transversalité.
  • Vous débutez en emailing et souhaitez un outil simple et/ou gratuit pour tester : Brevo vous permettra d’aller plus loin en gratuit (automation, volume d’envoi) et l’interface vous guidera en français, ce qui est appréciable. Mailchimp gratuit peut convenir pour une très petite liste (<250 contacts) si l’anglais ne vous dérange pas, mais vous risquez d’atteindre vite ses limites.

En termes de positionnement, on pourrait dire que Mailchimp vise désormais davantage les marketeurs avancés et entreprises de taille moyenne à grande prêtes à investir, alors que Brevo s’adresse volontiers aux PME, startups et organisations qui cherchent le meilleur rapport qualité-prix sans sacrifier les fonctionnalités clés. Brevo se pose en alternative européenne crédible et, de fait, en 2026 il tient largement cette promesse en cumulant les points forts (coût, conformité, fonctionnalités généreuses) tout en ayant corrigé ses anciennes faiblesses (interface modernisée, fonctionnalités enrichies).

Bien sûr, aucun outil n’est parfait universellement. Mailchimp conserve des atouts certains – son nom est synonyme de fiabilité pour beaucoup, et son écosystème n’a pas d’équivalent – mais il n’est plus le choix incontournable qu’il était il y a 10 ans, surtout pour un public européen conscient des enjeux de souveraineté numérique. Des solutions comme Brevo montrent qu’on peut allier performance marketing et respect des contraintes locales.

D’ailleurs, le paysage des logiciels d’emailing s’est diversifié : en plus de Brevo, on trouve d’autres alternatives européennes comme Mailjet (solution française aux données hébergées en France/Allemagne), Sarbacane (pionnier français de l’email marketing depuis 20 ans), ou encore des acteurs comme Rapidmail, CleverReach, MailUp, etc., qui tous mettent en avant la localisation EU et un support de proximité. Ce maillage d’acteurs locaux offre aujourd’hui de vraies options face aux géants US, et il serait dommage de ne pas les considérer.

Conclusion : quel choix en 2026 ?

Mailchimp vs Brevo, verdict ? Pour un utilisateur professionnel francophone en 2026, Brevo s’impose dans de nombreux cas de figure comme une alternative non seulement viable, mais avantageuse. Sauf besoin très spécifique des fonctions ultra-avancées de Mailchimp, Brevo offrira une expérience complète d’email marketing (et au-delà, grâce au multicanal) pour un coût bien moindre et avec l’assurance que vos données restent chez vous, en Europe. Le tout avec un discours direct et transparent, sans pousser à la consommation de fonctionnalités gadgets.

Mailchimp reste une solution puissante et éprouvée – personne ne s’est jamais fait virer pour avoir choisi Mailchimp, dit l’adage. Si vos équipes marketing y sont déjà formées, ou si vous exploitez fortement les capacités de segmentation prédictive, d’analytique comparative ou d’intégrations tierces, vous continuerez peut-être de valoriser Mailchimp malgré son prix. De même, certaines grandes entreprises attachées à la relation avec un acteur US majeur pourront maintenir ce choix. Mailchimp conserve une aura de « valeur sûre » et une délivrabilité de premier plan, ce qui peut justifier son adoption pour des campagnes critiques.

Authentification email : SPF DKIM DMARC pour améliorer la délivrabilité
Authentification email : SPF DKIM DMARC pour améliorer la délivrabilité.

Cependant, pour la majorité des PME et indépendants en France/Europe, le rapport bénéfices-coûts penche nettement du côté de Brevo. L’outil a atteint une maturité telle qu’il couvre 95% des besoins courants en emailing et automation marketing, tout en soutenant une vision européenne (conformité, langue, support local) qui rassure et simplifie la vie. Brevo montre qu’on peut être performant sans être captif d’un écosystème américain, et de plus en plus d’utilisateurs le reconnaissent – en témoigne son score de satisfaction très élevé par rapport à Mailchimp chez certains comparatifs indépendants (Brevo obtient par exemple 4,7/5 contre 2,9/5 pour Mailchimp sur EmailToolTester).

Pour une majorité d’entreprises européennes en 2026, la question n’est donc plus de savoir si Brevo peut remplacer Mailchimp sur le plan fonctionnel, mais si les compromis associés à une solution américaine sont encore acceptables face à des alternatives locales désormais matures. Dans cette perspective, Brevo s’inscrit clairement comme un acteur central du paysage européen de l’email marketing, en combinant accessibilité tarifaire, conformité réglementaire et couverture fonctionnelle suffisante pour la plupart des usages professionnels.

Recommandation finale : si vous privilégiez la maîtrise des coûts, la facilité d’utilisation en français et la conformité juridique, orientez-vous vers Brevo les yeux fermés. Si au contraire vous recherchez la force de frappe marketing maximale et que le budget est secondaire, Mailchimp peut encore être votre outil de prédilection. Dans tous les cas, n’hésitez pas à profiter des périodes d’essai ou des versions freemium pour tester par vous-même. Le meilleur choix sera celui qui correspond à vos objectifs et contraintes spécifiques. Et rappelez-vous qu’il existe une vie au-delà de Mailchimp – la montée en puissance de Brevo et d’autres solutions européennes en 2026 en est la preuve. Il serait peut-être temps de faire rimer emailing performant avec hébergement local et esprit « souveraineté » !