Méthodologie
Un annuaire ne vaut que par la confiance qu’on accorde à ses infos. Voici donc comment on travaille : ce qu’on accepte de référencer, comment on le documente, et comment on évite de raconter n’importe quoi.
Ce qu’on accepte de référencer
La règle de base est simple : le service doit être édité et facturé par une société établie dans l’Union européenne, soumise au droit européen pour ses clients européens. C’est l’entité qui signe le contrat qui compte, pas le drapeau affiché sur la page d’accueil.
Un investisseur américain ou des racines hors UE ne disqualifient pas un outil. Ce qu’on regarde, c’est qui vous facture et sous quelle loi. Les cas tordus (rachats, filiales, holdings) sont tranchés un par un, et quand le doute persiste, on n’inscrit pas.
Un exemple concret. ActiveTrail a un site en français, une interface en français, même un revendeur en France : on le croirait européen. Sauf que l’outil est édité et facturé par une société israélienne, et que ses conditions générales renvoient tout litige aux tribunaux de Tel-Aviv, sous droit israélien. Pour nous, ce n’est donc pas un SaaS européen, et il n’a pas sa place dans l’annuaire.
On ne recopie pas les pages marketing
Chaque fiche est écrite, pas assemblée. On lit le site de l’éditeur, bien sûr, mais aussi les avis Capterra ou G2 et les retours d’utilisateurs, pour repérer ce que la page produit ne dit jamais : le plafond caché, la fonction réservée au plan du dessus, le support réservé aux abonnés payants.
Résultat : chaque fiche cite au moins une vraie limite. Un outil qui n’aurait que des qualités, ça n’existe pas. Si on n’en trouve aucune, c’est qu’on n’a pas assez cherché.
Des prix vérifiés, et datés
Un tarif faux est pire que pas de tarif du tout. On relève les prix directement sur le site de l’éditeur, on affiche le prix de liste et pas l’offre « -30 % jusqu’au 30 juin », et on précise la devise quand ce n’est pas l’euro. Un « 39 € » qui cache un 39 $ n’a pas le même sens pour votre budget.
Chaque fiche porte la date de sa dernière vérification tarifaire. C’est notre garde-fou contre l’info périmée, et on repasse en priorité sur les fiches les plus consultées.
Le RGPD, oui, mais pas seulement
On résume trop souvent l’intérêt d’un SaaS européen au seul RGPD. C’est réducteur. La vraie question, c’est aussi : où sont stockées les données, quel tribunal tranche en cas de litige, de quelle infrastructure l’outil dépend, à quelles lois étrangères il reste exposé.
Quand un éditeur documente ces points (hébergement en Europe, certifications, conformité sectorielle), on les vérifie et on les mentionne. Quand il n’en dit rien, on ne brode pas : on préfère écrire « non documenté » qu’inventer une garantie qui n’existe pas.
Deux registres, jamais mélangés
Les fiches produit sont neutres. Des faits, des fonctionnalités, des prix, des captures, des limites. Aucun avis, aucun classement déguisé.
Le blog, lui, assume une opinion : nos comparatifs tranchent et recommandent selon les cas d’usage. Mais ce jugement part toujours des faits exposés dans l’article, jamais d’un souvenir arrangé. Annuaire froid d’un côté, analyse assumée de l’autre : c’est ce contraste qui fait l’intérêt du site.
Comment on gagne notre vie
Eurosaas vit de l’affiliation. Quand vous souscrivez à un outil via un de nos liens, on touche parfois une commission. Ça ne change rien à ce qu’on écrit : un éditeur ne peut pas payer pour entrer dans l’annuaire, ni pour grimper dans un comparatif. Sur les articles concernés, on le signale noir sur blanc, dans le texte.
Rien n’est figé
Les outils changent de nom, de prix, de cap. On met les contenus à jour au fil de l’eau, et on corrige ce qu’on nous signale. Vous repérez une erreur ou une info périmée ? Dites-le-nous via la page Contact.
